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Sur le bout des langues : pourquoi UN latin mais DES langues romanes ?

Retrouvez chaque semaine sur Fle.fr la Lettre d’information de Michel Feltin-Palas, rédacteur en chef à L’Express, consacrée à la vie du français, des langues de France et à la diversité linguistique. (...)

Retrouvez chaque semaine sur Fle.fr la Lettre d’information de Michel Feltin-Palas, rédacteur en chef à L’Express, consacrée à la vie du français, des langues de France et à la diversité linguistique.


Extraits et sommaire de la Lettre du 2 mars :

" Aujourd’hui, Français, Espagnols, Portugais, Italiens et Roumains ne se comprennent-ils plus. A l’origine, pourtant, ils parlaient tous latin. Enquête sur un apparent mystère...

On ne s’en étonne plus, et pourtant...
Voilà deux mille ans environ, les ancêtres des Italiens, des Français, des Espagnols, des Portugais et des Roumains parlaient une même langue : le latin. Rien de tel aujourd’hui puisque en 2020, les Italiens parlent italien, les Français français, les Espagnols castillan, les Portugais portugais et les Roumains roumain. Et encore, on simplifie car il faudrait également citer les nombreuses langues minoritaires elles aussi issues du latin comme le catalan, le sicilien, le corse, etc.

Reste la question de fond : comment est-on passé d’une langue unique à une multiplicité de langues ? Pourquoi UN latin mais DES langues romanes ? En fait, plusieurs facteurs ont conjugué leurs effets.

En premier lieu, il faut savoir que les Romains ont exporté non pas un, mais deux latins. Un latin officiel, celui de l’administration, de l’écrit, de l’école et des grands auteurs. Mais aussi un latin parlé, celui des marchands, des esclaves, des colons, des soldats... Un latin bien différent du premier, comme le français d’un préfet, d’un universitaire ou d’un grand écrivain est éloigné de celui en usage dans les cafés et les bureaux.

A ce premier facteur de différenciation s’en ajoute un deuxième. Ce latin oral variait selon la région de provenance de ces colons dans la mesure où, à cette époque, on ne parlait pas exactement de la même manière en Sicile et en Toscane. Si bien que, selon l’origine des occupants, le latin qu’ont entendu les populations conquises n’était pas le même.

La période de la colonisation joue aussi un grand rôle. Tout comme le français de Molière n’est pas le nôtre, le latin introduit dans les provinces soumises très tôt - en Espagne ou dans notre Provence, dès le IIe siècle avant Jésus-Christ - est assez sensiblement éloigné de celui apporté dans le reste de la Gaule, cent ans plus tard, et a fortiori en Roumanie, entrée seulement dans l’Empire au début du IIe siècle après Jésus-Christ.

Il ne faut pas oublier non plus qu’avant l’arrivée des Romains, les peuples utilisaient d’autres langues, qui ont contribué à modifier l’idiome apporté par les Romains. Dans l’actuelle France, le latin a ainsi subi selon les lieux l’influence du gaulois (des gaulois, plutôt), mais aussi celui du "basque" (l’ancêtre du basque actuel, plus précisément), parlé dans un grand triangle sud-ouest. Et ce qui est vrai chez nous se vérifie ailleurs. Le celtibère a transformé le latin de la péninsule Ibérique, le dace celui de la future Roumanie, etc."
[...]

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Egalement au sommaire de la Lettre :

  • Municipales : un questionnaire sur les langues régionales pour les candidats
  • Langues régionales : les enseignants répondent à la France insoumise
  • Suppression des langues et cultures d’origine : une vraie fausse annonce ?
  • L’allemand dégenré fait polémique

A écouter :

Votre dictionnaire est-il de droite ?
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Publié le 9 mars 2020
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La Francophonie dans tous ses états : mardi 10 mars à Paris

La 3e édition de "La Francophonie dans tous ses états", événement organisé par le CESE - Conseil économique, social et environnemental, marquera le lancement des 50 ans de la Francophonie. Une (...)

La 3e édition de "La Francophonie dans tous ses états", événement
organisé par le CESE - Conseil économique, social et environnemental, marquera le lancement des 50 ans de la Francophonie.

Une "dictée du cinquantenaire" dont le texte a été choisi par la Fondation Alliance Française, sera lue, en amont de cette journée, à des apprenants de français dans 5 Alliances Françaises et leurs partenaires locaux sur les 5 continents : à Denver Etats-unis, Tananarive à Madagascar, Lima au Parou, Togliatti en Russie, Ahmedabad en Inde et Bizerte en Tunisie.

Une projection des photos prises à cette occasion sera présentée le jour de l’événement – mardi 10 mars – après la lecture de cette même dictée, dans l’hémicycle du conseil économique et social, à 180 élèves d’écoles de la région parisienne (des classes de CM2 et collèges) ainsi qu’à des petits musiciens de l’orchestre « Les petites mains symphoniques ». Le ministre de l’Éducation nationale et de la jeunesse, Jean-Michel Blanquer y est attendu (sous réserve).

La journée se poursuivra avec un débat d’actualité lors d’une séance plénière exceptionnelle du CESE avec la présence de Louise Mushikiwabo, secrétaire générale de la Francophonie, Hadja Rabiatou Sérah Diallo, présidente de l’UCESIF, Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères, Jacques Krabal, secrétaire général parlementaire de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, Jacques Toubon, défenseur des Droits, échanges avec les groupes du CESE.

Suivra ensuite une conférence : "Quelles ambitions pour la Francophonie contemporaine ?" » avec Patrick Bernasconi, président du CESE, en partenariat avec le Comité de la Francophonie du CESE, avec les acteurs institutionnels sur leurs engagements pour la Francophonie, et sera animée par Marie-Béatrice Levaux, conseillère référente Francophonie au CESE.

Mme Hélène Carrère d’Encausse, secrétaire perpétuel de l’Académie française et vice-présidente de la Fondation Alliance Française, clôturera cette journée.

La soirée des acteurs de la Francophonie se déroulera en présence du ministre de la Culture, M. Franck Riester.

Cette journée est ouverte au public, sans inscription préalable, dans la mesure des places disponibles dans l’hémicycle.

> Invitation à télécharger

Publié le 4 mars 2020
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Le Français dans le monde : le numéro de mars - avril 2020

Au sommaire du dernier numéro de la revue Le Français dans le monde, un dossier sur l’enseignement des francophonies (lire plus bas l’édito de Sébastien Langevin). Extraits du sommaire : DOSSIER - (...)

Au sommaire du dernier numéro de la revue Le Français dans le monde, un dossier sur l’enseignement des francophonies (lire plus bas l’édito de Sébastien Langevin).


Extraits du sommaire :
DOSSIER - Enseigner les francophonies
Portrait - Pierre Soulages, l’oeuvre au noir
Entretien - Gérard Cartier : "Combien de perroquets parmi nos anglomanes ?"
Politique linguistique - Singapour, Babel asiatique
Enquête - Les petits Alsaciens disent "Hallo" à l’allemand
2000-2020 - des mots qui ont changé la didactique
Expérience - "J’ai français !" : Montessori pour l’apprentissage du français aux enfants
Astuces de classe - Quelles sont vos techniques pour motiver les adolescents en classe ?
Langue - L’incroyable histoire du pluriel des noms composés
Tribune - La gestion de l’hétérogénéité
et... les fiches pédagogiques

> Feuilleter des extraits


L’édito de Sébastien Langevin, rédacteur en chef :

LANGUE MONDE

En 50 ans d’existence, la Francophonie institutionnelle aura réuni de nombreux sommets, mené des centaines de projets, soutenu des milliers de manifestations dans les domaines linguistiques, éducatifs ou culturels.

Seule organisation politique internationale fondée sur une communauté linguistique, la Francophonie tente également de peser sur l’ordre mondial en matière de droits fondamentaux, comme le respect des femmes ou la promotion de la jeunesse.

Malgré ces nombreuses et souvent fructueuses actions, cette Francophonie peinent à infuser dans les francophonies enseignées en classe de français langue étrangère. Langue française, cultures et civilisations des pays francophones autres que la France demeurent à la marge des cours de français.

Pourtant, la langue française s’est décentrée, la norme parisienne ne règne plus
sur le lexique du monde entier et de nombreuses sociétés sur tous les continents déclinent au quotidien et selon leurs besoins leurs variétés du français. Le français mérite un enseignement métissé, à l’image de sa pluralité.

slangevin@fdlm.org


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> Le Français dans le monde

Publié le 3 mars 2020
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Sur le bout des langues : 7 idées reçues sur les langues d’outre-mer

Retrouvez chaque semaine sur Fle.fr la Lettre d’information de Michel Feltin-Palas, rédacteur en chef à L’Express, consacrée à la vie du français, des langues de France et à la diversité linguistique. (...)

Retrouvez chaque semaine sur Fle.fr la Lettre d’information de Michel Feltin-Palas, rédacteur en chef à L’Express, consacrée à la vie du français, des langues de France et à la diversité linguistique.


Extraits et sommaire de la Lettre du 25 février :

"Les langues minoritaires de métropole sont mal connues ? C’est encore pire pour leurs cousines d’outre-mer. Voici une petite antisèche :

Outre-mer, on parle partout le créole. FAUX
En réalité, la situation diffère selon les territoires. En Nouvelle-Calédonie, à Wallis-et-Futuna, en Polynésie, à Mayotte, sont pratiquées des langues autochtones, c’est-à-dire les langues en usage avant la colonisation. A La Réunion, en Martinique, en Guadeloupe, on parle en effet créole, mais, si tous sont à base française, ils diffèrent selon le lieu.

A noter deux situations particulières. En Guyane cohabitent plusieurs créoles et des langues amérindiennes. A Saint-Pierre-et-Miquelon, seul le français est en usage, après l’éradication totale des populations locales et la disparition des langues régionales parlées originellement par les colons.

Outre-mer, on parle partout français. FAUX
Le français est partout la langue officielle ; il n’est pas pour autant systématiquement la langue d’usage. Certes, beaucoup d’Ultramarins sont bilingues, mais certains ne parlent pas du tout français. "La proportion de francophones varie énormément d’un territoire à l’autre, indique la sociolinguiste Valelia Muni Toke. Elle est évaluée à 100 % à Saint-Pierre-et-Miquelon, à environ 75 % à Wallis-et-Futuna et autour de 50 % à Mayotte."

L’Etat rechigne à en tirer les conséquences. S’il est tenu de prévoir des interprètes dans les tribunaux (à défaut, les procédures courraient le risque d’être invalidées), tel n’est pas le cas des trésoreries, des écoles ou des hôpitaux, ce qui pose souvent des problèmes. "Certains malades ne comprennent pas les prescriptions des médecins !", reprend Valelia Muni Toke. Heureusement, le bon sens domine parfois. En Guadeloupe, en Guyane ou ailleurs, les usagers et les agents recourent spontanément aux langues locales.

Ces langues sont moins en danger que les langues de métropole. VRAI
Globalement, c’est exact, car le taux de locuteurs est beaucoup plus élevé outre-mer qu’en métropole. Il est ainsi estimé à 90 % pour le wallisien (les 10 % restants étant des métropolitains).

Pour autant, ces langues présentent des signes de fragilité dans la mesure où aucune ne dispose d’un statut officiel, celui-ci étant systématiquement réservé en français. Par ailleurs, il s’agit souvent de langues pratiquées par des communautés réduites. Plusieurs des vingt-huit langues recensées en Nouvelle-Calédonie sont ainsi menacées.
" [...]

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Egalement au sommaire de la Lettre :

  • Un témoignage saisissant sur l’enseignement du français en Guyane
  • Un prestigieux concours international d’éloquence en français
  • Pour l’Eurovision, la France choisit une chanson en partie... en anglais.
  • Bretagne les défenseurs du gallo se mobilisent.
  • A Périgueux, une salle de sport... en occitan

A ECOUTER

  • Un entretien avec Valelia Muni Toke : cette linguiste est l’une de celles qui connaît le mieux les langues d’outre-mer, dont elle expose ici les principaux enjeux. Et elle a l’avantage d’être très claire !

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Publié le 2 mars 2020
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La langue française dans le monde : le rapport disponible en ligne

Le tout dernier rapport sur "La langue française dans le monde" publié par l’Organisation internationale de la Francophonie est désormais disponible gratuitement en version numérique, intégrale et (...)

Le tout dernier rapport sur "La langue française dans le monde" publié par l’Organisation internationale de la Francophonie est désormais disponible gratuitement en version numérique, intégrale et actualisée.

Ce rapport est le fruit du travail de l’Observatoire de la langue française de l’OIF qui recueille et analyse des données sur le français publiées tous les 4 ans sous la forme d’un rapport.

Qui parle le français dans le monde ? Quel sont les usages de la langue française et leurs évolutions récentes, à l’échelle mondiale, régionale et plus spécifiquement des pays, et comment pèse-t-elle dans l’économie, le numérique et les médias ?

Progression de la scolarisation universelle, éducation de qualité, aménagement de la diversité linguistique, politiques éducatives en faveur du plurilinguisme, formation des enseignants, français langue utile pour l’emploi, les études, l’accès à la connaissance… Quels sont alors les enjeux qui conditionnent l’avenir de la langue française dans le monde ?

Les réponses à ces questions font l’objet de ce tout dernier Rapport “La langue française dans le monde” publié en 2019 (Ed. Gallimard / OIF – 366 p.) et désormais disponible en ligne, gratuitement.

En savoir plus et télécharger le rapport :
https://bit.ly/39a9FMF

Publié le 1er mars 2020
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Les rendez-vous à venir du Collectif FLE Ile de France

Le Collectif FLE Paris Ile de France organise une rencontre mensuelle entre profs, appelée Comptoir : tous les premiers mercredis du mois, de 18h30 à 21h30, au bar La Colonie, 128, rue Lafayette (...)

Le Collectif FLE Paris Ile de France organise une rencontre mensuelle entre profs, appelée Comptoir : tous les premiers mercredis du mois, de 18h30 à 21h30, au bar La Colonie, 128, rue Lafayette dans le 10e, à deux pas de Gare du Nord.

Prochain Comptoir : mercredi 4 mars. Contact sur place : 06 69 90 71 04. A noter : l’entrée est libre, la consommation obligatoire...

Le Collectif propose par ailleurs des Ateliers : espaces de co-formation, de discussions et de découvertes, animés par des formateurs/trices expérimenté/es. 

Prochains ateliers :
- samedi 7 mars : Utiliser un document de tous les jours en classe :
didactiser à tout va, comment, pourquoi ? (ouvert prioritairement aux débutants et bénévoles)
- samedi 18 avril : Corriger la prononciation : découverte de la méthode verbo-tonale (ouvert prioritairement aux profs)
- samedi 6 juin : Accompagner l’entrée dans l’écrit et l’alphabétisation (ouvert à tous)

Informations pratiques :
- de 14h30 à 17h30
- 15, rue Montmartre 75001 Paris
- tarif libre pour les adhérents, semi-libre pour les visiteurs : 8€ ou plus au choix
- le nombre de places est limitée.

En savoir plus et s’inscrire

Contact : collectif.fle.paris.idf@gmail.com

Publié le 29 février 2020
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Sur le bout des langues : les mille et une facéties du français

Retrouvez désormais chaque semaine sur Fle.fr la Lettre d’information de Michel Feltin-Palas, rédacteur en chef à L’Express, consacrée à la vie du français, des langues de France et à la diversité (...)

Retrouvez désormais chaque semaine sur Fle.fr la Lettre d’information de Michel Feltin-Palas, rédacteur en chef à L’Express, consacrée à la vie du français, des langues de France et à la diversité linguistique.


Extraits et sommaire de la Lettre du 18 février :

"Dans deux ouvrages savoureux, la linguiste Françoise Nore explore les subtilités et les correspondances étonnantes de notre langue nationale.

Saviez-vous que mouise et muesli avaient la même racine ? Moi pas. Pourtant, c’est bien le cas. Mouise, vocable originaire de Franche-Comté, est la forme francisée du germanique mues "petite soupe économique". Le temps a ensuite fait son oeuvre. Peu à peu, le terme a pris chez nous le sens de "misère" tandis que, de l’autre côté du Jura, le même mues a évolué en muesli avec le sens de "petite bouillie", laquelle a donné son nom aux céréales à succès d’aujourd’hui.

Maquiller et maquereau ont eux aussi une étroite relation étymologique. A l’origine, un terme on ne peut plus banal : le néerlandais maken, qui correspond tout simplement au verbe "faire". Ce maken a donné maquier, en picard (longtemps le dialecte dominant du domaine d’oïl), que l’on prononçait mac/quil/ler, en trois syllabes. Au fil des siècles, le terme a perdu son "c", mais il a surtout changé de signification : devenu argotique, il a pris le sens de "travailler", puis de "voler" et enfin de "falsifier", que l’on décèle encore dans l’expression maquiller un crime.

Parallèlement, maken a aussi évolué en néerlandais pour aboutir à makelare, "intermédiaire, courtier". C’est cette acception que traduit son équivalent français, maquereau, le proxénète étant, je l’admets, un intermédiaire d’un genre un peu spécial, mais un intermédiaire quand même." [...]

> Lire la suite


Egalement au sommaire de la Lettre :
  • Une loi sur les langues régionales privée de l’essentiel
  • Un appel d’universitaires en faveur des langues de France
  • Victoire pour le maire qui refuse les anglicismes
  • Quand un patron se vante d’imposer l’anglais entre francophones
  • Le retour de l’oral au bac
  • La journée de la langue maternelle
  • Heurs et malheurs des langues dites régionales

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Publié le 24 février 2020
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Projet de CAPEFE : les associations écrivent aux ministres

Les associations d’enseignants-chercheurs en didactique du français et des langues, ont adressé un courrier commun aux ministres concernés pour les appeler à revoir le projet de CAPEFE (1) et à (...)

Les associations d’enseignants-chercheurs en didactique du français et des langues, ont adressé un courrier commun aux ministres concernés pour les appeler à revoir le projet de CAPEFE (1) et à l’améliorer.

(1) : certificat d’aptitude à participer à l’enseignement français à l’étranger.

Ce courrier commun est adressé aux ministres de l’Enseignement supérieur, de l’Education nationale, de l’Europe et des Affaires étrangères, par les associations ADEB, ACEDLE et ASDIFLE, avec le soutien du Bureau Universitaire de Liaison des Filières de Français Langue Étrangère.

En voici des extraits :

"Nous avons été informé.e.s du projet d’arrêté relatif à la création d’un certificat d’aptitude à participer à l’enseignement français à l’étranger (CAPEFE) que vous avez présenté aux instances nationales consultatives.

Selon le projet d’arrêté et ses annexes, le CAPEFE serait uniquement organisé par certains INSPÉ volontaires et, de fait, réservé à quelques établissements accrédités à délivrer le diplôme de master « Métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la Formation » (MEEF).

De même, il concernerait prioritairement les étudiant.e.s inscrit.e.s dans des mentions relevant de ces INSPÉ (notamment les mentions de master MEEF), ainsi que les personnels enseignants et d’éducation (stagiaires, titulaires ou contractuels). Enfin, ce certificat viserait, par « la formation d’enseignants qualifiés, titulaires de l’Éducation nationale ou recrutés locaux, [à] garantir l’excellence pédagogique » 1 dans le réseau des établissements d’enseignement français à l’étranger (EEFE).

Les signataires de ce courrier, enseignant.e.s-chercheur.e.s (en INSPÉ et/ou à l’université), associations et réseaux œuvrant dans le domaine de la didactique du français et des langues, se réjouissent que le MESRI et le MENJ se soucient de doter le réseau des EEFE d’enseignant.e.s formé.e.s aux problématiques relevant du français langue étrangère, seconde, ou de scolarisation (FLESS), de l’enseignement bi-plurilingue, et de l’enseignement/apprentissage en contextes alloglottes, plurilingues et pluriculturels.

Ils comprennent également la volonté de créer une validation ad hoc pour les enseignant.e.s qui relèvent de ce réseau, et soulignent l’importance du développement d’une compétence avancée dans une (ou plusieurs) langues autres que le français pour l’exercice des métiers de l’enseignement du/en français à l’étranger (cf. également les résolutions du Congrès mondial de la FIPF en 2016).

Il leur apparaît toutefois que les moyens proposés dans cet arrêté (épreuves, référentiel, etc.) ne sont en l’état pas pertinents pour les enjeux visés, comme en témoignent par exemple : l’anglais comme seule langue obligatoire de la certification (ce qui va à l’encontre des réflexions de la recherche, de la formation soulignées supra, et de la politique extérieure de la France en faveur de la diversité linguistique) ; les épreuves sans portée didactique et/ou sociolinguistique explicite ; le « référentiel » limité produit en annexe de l’arrêté ; ou encore l’absence de visibilité quant à la phase expérimentale actuelle et aux INSPE impliqués dans sa mise en œuvre.

Le dispositif prévu devrait en tout état de cause être largement revu et amélioré (tant au plan de la certification que de sa préparation) en tenant compte du vaste réservoir d’expériences et de compétences existant, en recherche et en formation, dans le domaine de la didactique du français et des langues.

(...)

Dans cette perspective, nous demandons à ce qu’un groupe de travail pluricatégoriel, regroupant de manière transparente, des enseignants-chercheurs qualifiés dans le domaine du FLESS, des représentants des associations professionnelles concernées, des structures impliquées (AEFE, Mission Laïque, MESRI, MENJ), soit constitué.

Celui-ci aurait alors la charge de penser, dans un calendrier précis, des contenus et des modalités de validation des compétences pertinents pour l’intervention pédagogique dans la diversité des contextes concernés.

Cette collégialité inclusive nous semble en effet indispensable pour la qualité de la formation et de la certification, puisqu’elle serait ainsi fondée sur l’articulation avec les formations existantes et sur le partage d’expérience avec les formations, les enseignant.e.s chercheur.e.s et les associations impliqué.e.s depuis longtemps dans ce domaine et que nous représentons."

En savoir plus :
Lire le courrier dans sa version intégrale

Et aussi :
Enseignement français à l’étranger : les mesures annoncées le 3 octobre 2019

Publié le 17 février 2020
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L’atelier de conversation : conseils, pistes et outils

Véritable phénomène de société ces dernières années, les ateliers de conversation fleurissent un peu partout en France dans les bibliothèques, les médiathèques, les cafés linguistiques. À l’origine, en (...)

Véritable phénomène de société ces dernières années, les ateliers de conversation fleurissent un peu partout en France dans les bibliothèques, les médiathèques, les cafés linguistiques.

À l’origine, en 2010 : un nouveau type de médiation initié à la BPI bibliothèque publique d’information du Centre Pompidou, réunissant plusieurs fois par semaine des usagers de la BPI désireux de pratiquer la langue orale en français et en espagnol.

Cet ouvrage s’inspire directement de cette expérience, que le film Atelier de conversation réalisé par Bernhard Braunstein, et sorti sur les écrans en 2018, évoque par ailleurs remarquablement sur un mode d’autant plus personnel qu’il a lui-même vécu cette expérience.

Ces ateliers sont ouverts à des participants de nationalités, d’âges, de cultures, d’horizons personnels et professionnels différents mais qui ont en commun le plaisir ou le besoin de s’exprimer dans une langue qui n’est pas la leur.

L’animation de ces ateliers peut-elle se faire sans préparation, de manière intuitive et spontanée ? Existe-t-il des clés, des astuces, des conseils pour aider les animateurs à gérer ces séances de manière efficace ?

Pas plus qu’il n’est une discussion libre, un atelier de conversation n’est en effet un cours de langue. C’est un format différent.

Pour que le courant passe et que la parole se libère, l’animateur doit disposer de clés et de pistes pédagogiques. C’est l’objet de cet ouvrage qui paraît ce mois-ci aux PUG.

Son auteur, Cécile Denier, est responsable du service Autoformation de la BPI - Bibliothèque publique d’information au Centre Pompidou à Paris, après avoir été enseignante de FLE. Elle anime des ateliers de FLE et des formations auprès des professionnels des bibliothèques.

Lire un extrait de l’ouvrage

En savoir plus :
L’Atelier de conversation - PUG février 2020.


/// Evénement 2020 ///

Le film "Atelier de conversation" sera projeté lundi 13 juillet à 21h, à l’occasion du prochain Congrès mondial des professeurs de français qui se déroulera en Tunisie, à Hammamet, du 10 au 15 juillet 2020.

La projection sera suivie d’un débat en présence de Bernhard Braunstein, réalisateur, Cécile Denier, chef du Service autoformation BPI Centre Pompidou Paris et Gérard Ribot, directeur du site Fle.fr.


Publié le 16 février 2020
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Colloque national des Alliances Françaises au Mexique

Le prochain Colloque national des Alliances Françaises au Mexique se déroulera du mercredi 27 au vendredi 29 mai 2020 et aura pour thème : Le français en mobilité : échanger, construire et donner du (...)

Le prochain Colloque national des Alliances Françaises au Mexique se déroulera du mercredi 27 au vendredi 29 mai 2020 et aura pour thème : Le français en mobilité : échanger, construire et donner du sens.

Organisé par l’Alliance française de Puebla, en collaboration avec la Délégation générale des AF du Mexique et l’Ambassade de France, ce colloque a pour objectif de dresser un état des lieux de la réflexion et des pratiques pédagogiques dans le cadre de l’enseignement-apprentissage du français de mobilité.

De plus, il s’agit de mettre à disposition des participants, enseignants, coordinateurs pédagogiques et directeurs de centres, des outils méthodologiques en vue de l’élaboration de programmes didactiques et de séquences pédagogiques.

Plus globalement, l’objectif du colloque est d’apporter aux acteurs du FLE au Mexique, des éclairages en didactique, mais aussi en matière de conception de formation, pour faire évoluer l’enseignement du français et mieux répondre aux
exigences et besoins d’un public en mobilité ou susceptible d’être en mobilité.

Outre la conférence inaugurale, le colloque présentera des interventions de deux types, sélectionnées à la suite de l’appel à contributions : communications en tables de réflexion et en laboratoires d’application. La langue de contact principale sera le français.

En savoir plus :
Colloque 2020 des Alliances Françaises au Mexique

Publié le 16 février 2020
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