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"Bienvenue en France" : 89 établissements déjà labellisés

La Commission de labellisation a réuni le 28 mai les conférences d’établissement - CPU, CDEFI, CGE - le HCERES, la CTI et Campus France. Ce sont désormais 89 établissements qui bénéficient à ce jour de (...)

La Commission de labellisation a réuni le 28 mai les conférences d’établissement - CPU, CDEFI, CGE - le HCERES, la CTI et Campus France. Ce sont désormais 89 établissements qui bénéficient à ce jour de ce label.


Dans le cadre de la Stratégie Bienvenue en France, Campus France a été chargé de la mise en œuvre du label "Bienvenue en France", qui fixe un standard de qualité pour la politique d’accueil des étudiants étrangers dans les établissements d’enseignement supérieur français.

Suite à la 5ème Commission de labellisation réunissant en date du 28 mai 2020 les conférences d’établissement (CPU, CDEFI, CGE), le HCERES, la CTI et Campus France, ce sont désormais 89 établissements qui se distinguent par ce Label.

Le Label se veut à la fois un outil d’information des étudiants internationaux sur les conditions réelles d’accueil au sein de nos établissements, un outil de valorisation auprès des internationaux des initiatives prises par les établissements dans ce domaine et enfin une démarche qualité pour améliorer les dispositifs d’accueil au sein des établissements.

A ce jour, 183 établissements d’enseignement supérieur se sont engagés institutionnellement dans la démarche de labellisation dont 107 qui ont déposé leur autoévaluation et 89 qui ont été labellisés à l’issue des commissions de labellisation du 1er juillet, 16 octobre, 4 décembre 2019, du 13 février 2020 et du 28 mai 2020.

Parmi les 183 établissements engagés, on compte : 67 universités et ComUE - EPE, 58 écoles d’ingénieurs, 29 écoles de commerce & management, 8 écoles d’art, 6 Grands Etablissements, 6 écoles de langues, 4 écoles de gastronomie, 3 instituts catholiques, 1 organisation internationale, 1 école spécialisée.

En savoir plus :
Label "Bienvenue en France"

Publié le 8 juillet 2020
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L’Alliance Française de Paris ouvre les portes de L’Académie en ligne

L’Alliance française Paris Ile-de-France vient de lancer L’Académie : un portail 100 % en ligne destiné aux professionnels de l’enseignement du français langue étrangère / langue seconde. L’Académie (...)

L’Alliance française Paris Ile-de-France vient de lancer L’Académie : un portail 100 % en ligne destiné aux professionnels de l’enseignement du français langue étrangère / langue seconde.


L’Académie se veut un lieu d’échange où les enseignants du monde entier pourront dialoguer, trouver des ressources et se former.

Si l’Alliance française de Paris propose déjà de nombreuses formations en présentiel, la nécessité de pouvoir se former à distance est aujourd’hui devenue une condition sine qua non pour bon nombre de collègues dans le monde.

Cette offre vise à proposer des formations courtes, disponibles à tout moment et depuis n’importe quel endroit dans le monde, à un prix accessible.

C’est à travers des vidéos, des quiz en ligne ou encore des ressources consultables à sa guise que vous pourrez acquérir de nouvelles compétences ou accentuer celles que vous avez déjà. Les Rendez-vous de l’Académie, des rencontres en ligne proposées de manière régulière par nos formateurs experts viendront compléter cette offre.

Après la journée de lancement, jeudi 25 juin, un premier rendez-vous en ligne est organisé vendredi 3 juillet de 15h à 16h pour présenter le site internet dédié à cette offre et permettre aux participants d’échanger avec les formateurs qui ont créé les modules de formation.

L’Alliance française Paris Ile-de-France est partenaire Fle.fr

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Publié le 8 juillet 2020
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Sur le bout des langues : l’actualité du français et des langues de France

Retrouvez chaque semaine sur Fle.fr la Lettre d’information de Michel Feltin-Palas, rédacteur en chef à L’Express, consacrée à la vie du français, des langues de France et à la diversité linguistique. (...)

Retrouvez chaque semaine sur Fle.fr la Lettre d’information de Michel Feltin-Palas, rédacteur en chef à L’Express, consacrée à la vie du français, des langues de France et à la diversité linguistique.


Extraits et sommaire de la Lettre du 7 juillet :

"Jean Castex : j’ai un accent et alors ?

Les intonations gasconnes du nouveau Premier ministre ont suscité de nombreux commentaires. Comme si, en France, l’on ne pouvait accéder aux plus hautes fonctions qu’avec l’accent standard...

C’est l’une des remarques que l’on a entendues après la nomination de Jean Castex à Matignon. "Tiens ? Il a un accent". Enfin, cela, c’est la version neutre, car il y a eu aussi ce tweet de Bruno Jeudy, de Paris Match : "Le nouveau premier ministre n’est pas là pour chercher la lumière. Son accent rocailleux façon troisième mi-temps de rugby affirme bien le style terroir".

On m’accusera peut-être de faire de la pub pour mon dernier bouquin sur le sujet, mais ces commentaires m’incitent à rappeler quelques vérités souvent oubliées.

Oui, Jean Castex, né dans le Gers et élu dans les Pyrénées-Orientales, a un accent, mais Edouard Philippe aussi en avait un ! L’accent n’est en effet que la manière de prononcer une phrase. Dès que l’on parle, on parle "avec un accent". Il est donc significatif qu’on le fasse remarquer aux uns, mais pas aux autres.

Il est révélateur que l’on s’étonne d’avoir pour Premier ministre un homme qui ne s’exprime pas avec l’accent standard. Cela laisse entendre, en creux, que l’on a du mal à considérer que l’on puisse occuper une haute fonction en parlant français différemment.

D’autres réactions sont allées dans l’autre sens, sur le mode : "Avec son accent du Sud-Ouest, je le trouve plutôt sympa". Ce type de réactions n’est pas plus sensé. On peut être Gersois et antipathique ; on peut être Parisien et sympathique.

Etablir une équivalence, positive ou négative, entre l’intonation d’une personne et ses qualités morales ou intellectuelles supposées, relève de l’a priori. Il faut juger Jean Castex - comme quiconque - sur ses actes et ses paroles, pas sur la manière dont il s’exprime.

Qu’il y ait des accents différents en France ne devrait pas être un problème. Le problème est que, de toutes ces manières de parler, une seule est jugée non seulement "neutre", mais supérieure aux autres. Comme s’il suffisait de ne pas avoir l’accent standard pour être soupçonné d’énoncer des stupidités.

Le philosophe et historien des sciences Michel Serres, qui n’était pas exactement le dernier des imbéciles, rappelait qu’il avait dû attendre 60 ans pour être pris au sérieux et avait été rétrogradé à l’agrégation en raison de ses intonations d’Agen.

Langues, accents : les discriminations oubliées

Contrairement à ce que l’on croit souvent, cet accent standard n’est pas celui de Paris, mais celui de la bourgeoisie intellectuelle de l’Ile-de-France, ce qui n’est pas la même chose. En réalité, les intonations du titi parigot à la Arletty, comme celle des jeunes des cités pudiquement qualifiées de "difficiles", sont tout aussi stigmatisées que les accents de Marseille ou des Vosges.

Ce qui signifie que cette hiérarchie est la marque non seulement d’un mépris géographique - celui de la capitale vis-à-vis de la province - mais aussi d’un mépris social - celui des "élites" vis-à-vis des classes populaires. Dans une République qui prétend être au service du peuple, cela pose un léger problème.

L’accent est un attribut de la personnalité au même titre que la religion ou la couleur de peau. "Rejeter votre manière de parler, c’est rejeter votre personne même", explique le sociolinguiste Philippe Blanchet, l’inventeur du mot "glottophobie". Ce terme, forgé sur le modèle de "xénophobie" ou "homophobie", permet de montrer qu’il s’agit du même ressort : on rejette quelqu’un pour ce qu’il est et non pour ce qu’il fait.

Cela s’appelle une discrimination. [...]"

Lire la suite

Egalement au sommaire de la Lettre :

  • Les poncifs glottophobes de Bruno Jeudy
  • La vague verte, une bonne nouvelle pour les langues régionales ?
  • Poutine impose la primauté de la langue russe
  • Menaces sur l’enseignement du français en Louisiane

Lire aussi sur le blog de Philippe Liria :
Paris choqué : le nouveau Premier ministre ne parle pas pointu !


Publié le 7 juillet 2020
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Un bien étrange printemps... et des défis pour la rentrée

Les responsables de l’ASDIFLE, Association de didactique du français langue étrangère, ont adressé un message aux adhérent/es dont nous publions ici l’intégralité. "Nous avons traversé un bien étrange (...)

Les responsables de l’ASDIFLE, Association de didactique du français langue étrangère, ont adressé un message aux adhérent/es dont nous publions ici l’intégralité.


"Nous avons traversé un bien étrange printemps. De Paris à Madrid et de Séoul à Pékin, en passant par New-York et Buenos Aires, annulation des colloques, reports de rencontres prévues de longue date, chute libre des échanges d’étudiants internationaux, réduction drastique des budgets.

Chaque semaine a apporté son lot de doutes et de chiffres inquiétants.

S’il est trop tôt pour savoir ce qui émergera de cette situation inédite, un élément semble récurrent : les musiciens jouent devant un public qu’ils imaginent, les comédiens enregistrent des textes qui s’envolent dans des espaces plus ou moins définis, les enseignants, chacun à sa place et avec des modalités très diverses, testent, voire inventent des dispositifs d’enseignement-apprentissage sans apprenants/étudiants/élèves visibles, ou visibles autrement, semaine après semaine.

Parler à un écran se révèle être une expérience qui peut être déstabilisante
mais nous n’avons pas eu le choix. Faisons l’hypothèse que ces mois d’isolement auront développé à la fois l’imagination et la rigueur de tous.

Au-delà de la maîtrise des outils techniques, des partages d’écran, des micros coupés ou activés au bon moment, les échanges ont été maintenus, grâce à des enseignants qui ont su se projeter dans un inconnu pédagogique, sans la régulation du feedback, mais aussi reformuler, réinventer ce qui se passait dans l’ici et maintenant de la classe. Adaptation des enseignés, qui ont découvert que les nouveaux supports ne servaient pas qu’aux jeux de tous types…

Tout ne s’est pas passé idéalement bien sûr. Les centres de langue en France et hors de France vivent une situation très difficile, des enseignants perdent des contrats, des enseignés disparaissent.

Mais quelque chose a changé, et les outils numériques, partout et de plus en plus souvent, feront désormais partie du dispositif ordinaire des enseignements de langue.

Tenir la barre entre imagination et rigueur, rigueur et imagination, quel défi stimulant pour la rentrée prochaine !

L’Asdifle s’inscrit dans la réflexion qu’induit nécessairement cette profonde modification des pratiques.

La situation des universités restant trop instable pour pouvoir maintenir la date de notre journée d’études initialement prévue en octobre, faisant suite à la journée professionnelle de janvier, sur la thématique : "Multisupports et multimodalités", nous devons la reporter à 2021.

Notre prochain rendez-vous est donc fixé au vendredi 9 octobre, dans les locaux de l’Alliance française de Paris, pour une AG ordinaire annuelle.

Passez de très belles vacances !"

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Publié le 3 juillet 2020
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Eté 2020. Les centres de français vous souhaitent la bienvenue en France !

La France "procèdera à une ouverture progressive de ses frontières extérieures Schengen à compter du 1er juillet", ont annoncé les ministres des Affaires étrangères et de l’Intérieur. Les étudiants (...)

La France "procèdera à une ouverture progressive de ses frontières extérieures Schengen à compter du 1er juillet", ont annoncé les ministres des Affaires étrangères et de l’Intérieur.

Les étudiants internationaux seront autorisés, quel que soit leur pays d’origine, à venir en France et les modalités de leur accueil seront facilitées.

Leurs demandes de visas et de titres de séjour seront traitées en priorité.

Texte intégral du communiqué :

"Etant donné l’évolution favorable de la situation sanitaire en France et en Europe et conformément aux recommandations de la Commission européenne présentées hier, la France lèvera le 15 juin au matin (0h00) l’ensemble des restrictions de circulation à ses frontières intérieures européennes (terrestres, aériennes et maritimes) mises en place pour lutter contre la pandémie de COVID-19.

A compter du 15 juin, les personnes en provenance de pays de l’espace européen (États membres de l’Union européenne ainsi qu’Andorre, Islande, Liechtenstein, Monaco, Norvège, Saint-Marin, Suisse et Vatican) pourront donc entrer sur le territoire français sans restrictions liées à la lutte contre le COVID19, comme c’était le cas avant le 18 mars 2020. Ces voyageurs ne seront notamment plus tenus de se munir d’une attestation de déplacement international dérogatoire pour entrer sur le territoire français.

Pour mémoire, les personnes en provenance de l’espace européen sont par ailleurs dispensées de quatorzaine à leur arrivée en France.

Par réciprocité, des restrictions continueront toutefois de s’appliquer aux frontières avec l’Espagne et avec le Royaume-Uni :

- L’Espagne a choisi de maintenir jusqu’au 21 juin ses restrictions de circulation liées au COVID-19 ainsi que l’exigence de quatorzaine pour les passagers aériens en provenance des pays européens. En accord avec les autorités espagnoles, la France maintiendra par conséquent les restrictions actuellement en vigueur jusqu’au 21 juin. Jusqu’à cette date, les passagers aériens en provenance d’Espagne seront invités à effectuer une quatorzaine à leur arrivée en France.

- Le Royaume-Uni a choisi de mettre en place le 8 juin une obligation de quatorzaine pour les voyageurs en provenance de France. Ainsi, à compter du 15 juin, les voyageurs en provenance du Royaume-Uni ne feront plus l’objet de restrictions d’entrée sur le territoire national liées à la lutte contre le COVID-19 mais resteront, jusqu’à nouvel ordre, invités à observer une quatorzaine à leur arrivée.

Conformément aux recommandations de la Commission européenne présentées hier et inspirées des propositions françaises, la France procèdera par ailleurs à une ouverture progressive de ses frontières extérieures Schengen à compter du 1er juillet.

Cette ouverture s’effectuera de façon progressive et différenciée selon la situation sanitaire des différents pays tiers, et conformément aux modalités qui auront été arrêtées au niveau européen d’ici là.

Compte tenu des enjeux d’attractivité universitaire, les étudiants internationaux seront autorisés, quel que soit leur pays d’origine, à venir en France et les modalités de leur accueil seront facilitées. Leurs demandes de visas et de titres de séjour seront traitées en priorité."

Paris le 12 juin 2020

Jean-Yves LE DRIAN, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères
Christophe CASTANER, ministre de l’intérieur.


Publié le 14 juin 2020
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Tourisme et culture : le Gouvernement annonce des aides

Les entreprises des secteurs de l’hôtellerie, restauration, cafés, tourisme, événementiel, sport, culture, ayant subi une très forte baisse d’activité, font l’objet d’un soutien renforcé de la part de (...)

Les entreprises des secteurs de l’hôtellerie, restauration, cafés, tourisme, événementiel, sport, culture, ayant subi une très forte baisse d’activité, font l’objet d’un soutien renforcé de la part de l’Etat.


Extraits du communiqué de presse du Gouvernement en date du 10 juin 2020 :

Les activités bénéficiant de ces soutiens renforcés sont réparties en deux catégories :
- les secteurs de l’hôtellerie, restauration, cafés, tourisme, événementiel, sport, culture qui sont les plus durablement affectés car soumis à des restrictions d’activité allant au-delà du 11 mai 2020 (liste S1 à consulter sur le site du ministère) ;
- les activités amont ou aval de ces secteurs (liste S1bis à consulter sur le site du ministère) ;

Pour bénéficier des mesures renforcées, les entreprises doivent avoir subi 80% de perte de chiffre d’affaires durant la période de confinement (15 mars – 15 mai).

Activité partielle

Les entreprises des activités relevant de ces secteurs, quelle que soit leur taille, pourront continuer à bénéficier d’une prise en charge à 100% de l’indemnité d’activité partielle pour les heures non travaillées jusqu’en septembre.

Pour mémoire, pour les autres secteurs d’activité, depuis le 1er juin, les heures chômées au titre de l’activité partielle sont prises en charge à 85%.

Fonds de solidarité

Le fonds de solidarité reste accessible aux entreprises de ces activités, ainsi qu’aux artistes auteurs, jusqu’à la fin de l’année 2020 et est élargi à partir du 1er juin : seront éligibles les entreprises de ces secteurs ayant jusqu’à 20 salariés (contre 10 salariés actuellement) et réalisant un chiffre d’affaires allant jusqu’à 2 millions d’euros (au lieu de 1 million d’euros actuellement).

Pour les entreprises de ces activités, les aides versées dans le cadre du deuxième volet du fonds peuvent aller jusqu’à 10 000 euros. Ce volet sera accessible sans condition de refus d’un prêt bancaire.

Pour mémoire, pour les autres entreprises, le fonds de solidarité s’arrête au 31 mai. Les entreprises n’ayant pas encore demandé le deuxième étage du fonds, peuvent le faire jusqu’au mois de juillet.

Exonérations de cotisations sociales

Les TPE (moins de 10 salariés) et les PME (moins de 250 salariés) relevant de ces secteurs bénéficieront d’une exonération de cotisations patronales acquittées ou reportées durant les mois de mars à juin 2020 (au titre des périodes d’emploi de février à mai) 

En outre, une aide au paiement des cotisations et contributions sociales égale à 20 % de la masse salariale bénéficiant de l’exonération sera mise en place.

Les travailleurs indépendants et non-salariés agricoles appartenant à ces secteurs d’activité pourront bénéficier d’une réduction forfaitaire de cotisations égale à l’équivalent de 4 mois des cotisations dues en moyenne dans ces secteurs en 2019. Les micro-entrepreneurs bénéficieront d’une exonération des cotisations dues au titre mois d’activité compris entre février et mai ou juin.

Les artistes-auteurs auront droit à une réduction forfaitaire de cotisations sociales d’un montant variable calculée en fonction de leurs revenus 2019.

Ces mesures feront l’objet de dispositions législatives et réglementaires dans les prochaines semaines, issues du projet de loi relatif à diverses dispositions liées à la crise sanitaire, à d’autres mesures urgentes ainsi qu’au retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne, adopté en lecture définitive à l’Assemblée nationale le 3 juin et dans le cadre du troisième projet de loi de finances rectificative présenté aujourd’hui en Conseil des Ministres et prochainement débattu au Parlement.

Avec cet ensemble de mesures, le Gouvernement accompagne la reprise d’activité de l’ensemble de l’économie tout en préservant les secteurs les plus impactés par les restrictions réglementaires mises en œuvre pour lutter contre la propagation du covid-19.

Il s’engage pour que le monde de l’hôtellerie, de la restauration, du tourisme, de la culture, de l’événementiel et des sports puisse faire face à cette situation sans précédent et retrouve, dès que possible, le meilleur niveau d’activité.

En savoir plus :
Lire le texte intégral du communiqué sur le site du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères


Et les centres de FLE ?

Dans la suite des propos volontaristes tenus par le président de la République en date du 13 avril dernier, sur le monde du tourisme, de la culture, des sports et de l’événementiel, ainsi que des réponses apportées le 27 mai dernier au Sénat par Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, les centres de FLE en France, confrontés aux mêmes difficultés que le secteur du tourisme confronté à l’arrêt de la mobilité internationale, devraient pouvoir bénéficier de ces mesures.

Les professionnels attendent une confirmation formelle à ce sujet de la part du ministère, dans la suite de l’ordonnance n° 2020-315 du 25 mars dernier, incluant les "voyages et séjours linguistiques" et dont le champ couvrait l’activité des centres de FLE.

Lire aussi :

Centres de FLE en France : les élus alertent les pouvoirs publics

Centres de FLE en France : les professionnels se mobilisent

Sauvons les Alliances Françaises !


Publié le 11 juin 2020
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Etudiants étrangers : ne pas perdre la bataille mondiale des talents

Dans une tribune libre publiée sur l’Opinion.fr, Richard Perrin, directeur des relations internationales de l’Edhec Business School, appelle la France à garder une chance d’attirer les jeunes les (...)

Dans une tribune libre publiée sur l’Opinion.fr, Richard Perrin, directeur des relations internationales de l’Edhec Business School, appelle la France à garder une chance d’attirer les jeunes les plus prometteurs.


En février 2020, la France passait de la 4e à la 5e place mondiale des pays d’accueil des étudiants internationaux (derrière l’Allemagne). Une alerte qui prend une autre dimension à l’heure où les échanges internationaux sont stoppés par la crise engendrée par la Covid-19. Etats, universités et écoles préparent, dans une très grande incertitude, la rentrée pour leurs futurs étudiants, doctorants et chercheurs internationaux.

Les acteurs publics et privés de l’enseignement supérieur français sauront-ils s’adapter à l’issue de cette crise ? L’attractivité de la France sera-t-elle davantage menacée tandis que le plan gouvernemental « Bienvenue en France » a pour objectif d’accueillir plus de 500 000 étudiants étrangers dans le pays en 2027 ?

La mobilité étudiante dans le monde a connu une progression de 60 % depuis dix ans pour atteindre près de 5,3 millions d’étudiants dont environ 350 000 ont choisi la France (1er pays non anglophone), ils sont 970 000 aux Etats-Unis, 432 000 en Grande-Bretagne et 355 000 en Australie.

Toutefois, la part de marché de la France baisse de manière constante dans le recrutement des étudiants internationaux et dans le même temps, les universités et écoles françaises sont de moins en moins choisies (-4 %) par les étudiants européens du programme Erasmus (pour une période d’échange d’un semestre ou d’une année en France) alors que les grands pays européens progressent !

Alors, comment inverser cette trajectoire ? Ces deux tendances conjuguées sont inquiétantes mais espérons qu’il est encore temps d’agir.

Allons-nous collectivement accepter de perdre la bataille mondiale des talents après celle de la production ? Souhaitons-nous ce délitement et connaître une relative pénurie « de matière grise » pourtant si précieuse pour entreprendre, inventer, financer un monde en profonde transition sur le plan climatique, sociétal, économique, juridique, médical ? Il s’agit de questions et de déterminants majeurs pour la compétitivité de demain. [...]

Lire la suite sur lopinion.fr


Publié le 8 juin 2020
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Centres de FLE en France : les élus alertent les pouvoirs publics

La Commission de la Culture, de l’Education et de la Communication du Sénat a auditionné mercredi 27 mai, Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires (...)

La Commission de la Culture, de l’Education et de la Communication du Sénat a auditionné mercredi 27 mai, Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères.

Cette audition était consacrée à l’action culturelle extérieure de la France.

Au cours des échanges qui concernaient principalement la situation présente et à venir des établissements du réseau AEFE - réseau des établissements d’enseignement français à l’étranger, Claude Malhuret, sénateur de l’Allier, ancien maire de Vichy, est intervenu pour attirer l’attention du ministre sur la situation des centres de FLE en France et les mesures de sauvegarde urgentes qu’elle appelle.
<> voir plus bas l’audition intégrale en video - repère 17:35

Dans sa réponse, le secrétaire d’État, faisant écho aux propos volontaristes tenus par le président de la République en date du 13 avril dernier, sur le monde du tourisme, de la culture, des sports et de l’événementiel, confirme que ces secteurs doivent bénéficier d’un traitement particulier dont l’exonération des charges patronales de mars à juin et d’un dispositif plus favorable pour le maintien, jusqu’à la fin de l’année, de l’activité partielle.

“Le projet de loi de finances rectificative qui sera présenté mercredi 10 juin au Parlement devrait comprendre ces mesures” a précisé Jean-Baptiste Lemoyne.
<> voir plus bas l’audition intégrale en video - repère 17:46

Dans la suite des échanges, le secrétaire d’État a abordé la situation du réseau culturel français dans le monde et indiqué qu’un recensement des besoins étaient en cours.

L’audition se termine par un échange moins formel sur la question de la promotion du français et de la francophonie. La présidente de la Commission attire notamment l’attention de Jean-Baptiste Lemoyne sur les questions que ne manquent pas de soulever l’utilisation quasi systématique de l’anglais dans les campagnes de communication à l’étranger pour la marque “France” y compris dans des zones comme l’Amérique latine où le français bénéficie d’une certaine “transparence” linguistique.
<> voir plus bas l’audition intégrale en video - repère 18:03

Le ministre se dit sensible à cette problématique, qui ne dépend cependant pas que du Quai d’Orsay. La question du plurilinguisme lui inspire par ailleurs cette réflexion : “qui défend la francophonie doit défendre les langues régionales”.


Voir l’audition intégrale en video :
Action culturelle extérieure de la France - Audition de M. Jean-Baptiste Lemoyne

Lire aussi :
Centres de FLE en France : les professionnels se mobilisent

Sauvons les Alliances Françaises !


Publié le 4 juin 2020
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Centres de FLE en France : les professionnels se mobilisent

La crise provoquée par la pandémie de covid-19 a contraint les centres de FLE à cesser toute activité d’accueil, d’enseignement et de formation, conformément aux obligations édictées par les pouvoirs (...)

La crise provoquée par la pandémie de covid-19 a contraint les centres de FLE à cesser toute activité d’accueil, d’enseignement et de formation, conformément aux obligations édictées par les pouvoirs publics.

Privés du jour au lendemain, et durablement, de leurs ressources, certains établissements n’ont pu éviter la fermeture définitive qu’en s’adossant à l’ordonnance n° 2020-315 du 25 mars dernier, permettant aux professionnels du tourisme – incluant à titre exceptionnel les "voyages et séjours linguistiques" - de proposer un avoir valable 18 mois à tous les participants dont le séjour a été annulé à cause de la pandémie.

Le cabinet de Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, a en effet confirmé auprès de France Education International, que les centres de FLE entrent dans le champ de cette ordonnance.

Il s’avère donc que si les centres de FLE ne sont pas classés dans des catégories reliées directement au secteur du tourisme, ils n’y sont pas moins assimilables pour partie, en termes de clientèles, de nature d’activité, et de chiffres d’affaires.

Aujourd’hui les centres de FLE sont à l’évidence placés dans une situation tout à fait comparable à celle des entreprises relevant du tourisme international qui ont fait l’objet des mesures de sauvegarde présentées le 14 mai dernier par le Premier Ministre, dans le cadre du Plan Tourisme.

C’est ce que souligne notamment David Lisnard, maire de Cannes et président du Comité Régional du Tourisme Côte d’Azur France, dans un courrier adressé le 18 mai à Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, sur l’initiative du groupement FLE En savoir plus

D’autres élus, locaux ou nationaux, responsables de collectivités locales ou acteurs du tourisme ont par ailleurs déjà pris des initiatives allant dans le même sens (1) .

A ce jour, aucune reprise d’activité n’étant, de plus, envisageable tant que la mobilité internationale est rendue impossible par la fermeture des frontières et des liaisons aériennes, la situation actuelle pourrait donc connaître une aggravation rapide.

Les responsables de centres de FLE, leurs groupements et réseaux, dont les 27 Alliances Françaises de France, les groupements FLE et SOUFFLE, ont pris ces jours-ci des initiatives convergentes afin que, comme pour le secteur du tourisme, les pouvoirs publics leur accordent le bénéfice de mesures de sauvegarde dont les plus urgentes sont :
- la prolongation jusqu’au 15 mars 2021 des mesures en faveur de l’activité partielle
- l’exemption de paiement des charges sociales (hors cotisations salariales)
- l’exemption de paiement des taxes et impôts (locaux et indirects) pour l’année 2020
- une durée maximale de remboursement du PGE - Prêt Garanti par l’Etat, à 10 ans (5 ans actuellement) et le différé d’amortissement à 24 mois (12 mois actuellement) ; le retour à une activité “normale” n’étant pas anticipé avant deux ans.

Au-delà de la pérennité des établissements, il en va du maintien de milliers d’emplois et plus largement de la place du français dans la stratégie d‘attractivité internationale de la France dont le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a fait une priorité.

Rappelons que les centres de FLE en France comptent 120 structures pérennes environ, toutes catégories confondues (le double si on comptabilise les structures saisonnières et le secteur associatif) : Alliances Françaises, centres universitaires, écoles de langues, organismes de formation.

Ces établissements accueillent chaque année près de 180 000 participants venus du monde entier et génèrent un chiffre d’affaires de 150 millions d’euros environ.

Dans les jours et semaines qui viennent, la mobilisation des principaux acteurs du FLE devraient s’amplifier et permettre ainsi aux pouvoirs publics de prendre toute la mesure d’une situation inédite.

Dans les circonstances exceptionnelles que traverse notre secteur d’activité Fle.fr apportera chaque fois que cela sera nécessaire et utile une part active à toute démarche fédératrice de la profession.

Toute forme de contribution à cette dynamique, information, communication, contribution, projet, aura sa place sur le site.

Ceci dans l’intérêt de nos établissements mais aussi de l’ensemble des professionnels du FLE, au premier rang desquels les enseignants et les formateurs.

Gérard Ribot
Cofondateur et directeur du site Fle.fr


(1) : c’est le cas notamment d’Hélène Conway-Mouret, sénatrice pour les Français de l’étranger, vice-présidente du Sénat, de Claude Malhuret sénateur, d’Hervé Morin, ancien ministre et président de la région Normandie, et de Philipe Saurel, maire de Montpellier et président de la métropole Montpellier Méditerranée.

Des annonces sont attendues de la part du cabinet de secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères.

Lire aussi :
Sauvons les Alliances Françaises !


Publié le 27 mai 2020
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Quel impact du Covid-19 sur le supérieur privé et associatif ?

La première session de webinaire AEF info était consacrée jeudi 7 mai dernier aux impacts de la crise sanitaire sur les modèles économique et pédagogique du supérieur privé et associatif. Comment les (...)

La première session de webinaire AEF info était consacrée jeudi 7 mai dernier aux impacts de la crise sanitaire sur les modèles économique et pédagogique du supérieur privé et associatif.


Comment les établissements les plus dépendants des frais de scolarité et des ressources issues des entreprises vont-ils faire face à l’impact économique de la crise du Covid-19 ? Le marché va-t-il massivement basculer vers de l’enseignement à distance à la rentrée ? Comment faire face à la baisse probable du flux d’étudiants étrangers pour les institutions très exposées à l’international ? Leurs grands projets immobiliers vont-ils être suspendus ou transformés ?

C’est à ces questions qu’étaient invités à répondre les quatre intervenants sollicités : Frank Bournois, DG de l’ESCP BS, Pascal Brouaye, DG du Pôle Léonard-de-Vinci, Alice Guilhon, DG de Skema BS et Philippe Jamet, président d’honneur de la CGE.

Voici un résumé des points abordés, organisés en quatre chapitres, à retrouver en vidéo :

L’impact économique

"À date, nous n’avons pas d’alerte sur des problèmes graves que nous pourrions rencontrer en termes de recrutement étudiant", assure Alice Guilhon, DG de Skema Business school, lors du webinaire. Au PULV, Pascal Brouaye, le directeur général, met en avant lui aussi des "candidatures en progression". Certes, quelques investissements sont "reportés", disent-ils, mais rien de massif pour l’heure.

Les quatre intervenants abordent également la question des frais de scolarité (en particulier ceux des cursus à distance), avant de discuter de l’attitude qu’ils observent de la part des entreprises : les carnets de commandes en matière de formation continue "ne sont pas en train de se remplir", reconnaît Frank Bournois, DG d’ESCP BS, tandis que le nombre d’offres de stages et de contrats d’apprentissage suscite de fortes inquiétudes. Mais la crise peut aussi être un levier de transformation des pédagogies, d’une part, et des contenus de formation d’autre part, souligne Pascal Brouaye.

Les écoles d’ingénieurs

Selon Philippe Jamet, ancien DG de l’IMT, les écoles publiques ou parapubliques "ne sont pas protégées", car "leur socle de subventions doit tenir" et que leur modèle est "assez inélastique". De plus, une partie de leurs ressources provient de "produits dérivés", comme les MS ou MSc, "connectés à des marchés sur lesquels il y a de l’incertitude", ou de la gestion de résidences étudiantes.

Pascal Brouaye, lui, s’intéresse au recrutement des élèves ingénieurs et aux "enjeux gigantesques" qu’ouvre la crise en termes d’ingénierie, de télémédecine ou autres secteurs dont les besoins en compétences vont s’accélérer, ce qui le rend "serein" pour le modèle des écoles d’ingénieurs.

Mobilités internationales et accueil des étudiants étrangers

Les quatre intervenants du webinaire, dont deux pilotent des établissements qui opèrent dans des pays étrangers, sont ensuite revenus sur les questions internationales. Alice Guilhon assure ne pas envisager de fermer les campus off-shore de Skema BS, même si les flux d’étudiants seront "ralentis au premier semestre", prévoit-elle, mais "ce sera transitoire". Frank Bournois évoque la notion d’"amotivité", la "capacité à bouger quand on n’est pas mobile", et une rentrée sur un mode hybride pour l’ESCP BS. Philippe Jamet propose une lecture de la façon dont les universités américaines, mais aussi l’État fédéral, réagissent à la crise.

Cette partie comprend également un moment de questions/réponses avec les participants, notamment sur le soutien attendu de l’État auprès de l’ESR, sur l’attitude des banques et sur les potentielles suspensions de recrutements d’enseignants-chercheurs.

Immobilier et enseignement à distance

La dernière partie du webinaire s’intéresse aux conséquences à plus long terme de la crise, notamment en matière de grands projets immobiliers (vont-ils être suspendus ?), sur la conception des campus de demain lorsque de nouvelles habitudes de télétravail et d’enseignement à distance seront prises, et sur la transformation pédagogique à l’œuvre. Philippe Jamet évoque des "redéfinitions des usages" des locaux universitaires, des "rotations" dans les calendriers, tandis que Pascal Brouaye envisage des campus définis comme des "lieux de vie" avant tout, dont l’organisation va devoir évoluer.

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Publié le 23 mai 2020
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