Apprendre le français en France

L’actualité du FLE et du français dans le monde
Sur le blog de Philippe Liria

Coronavirus et mobilisation en FLE : réinventer la classe et se réinventer

C’est le branle-bas de combat en FLE ! En quelques jours donc, on a assisté à une mobilisation générale et sur tous les fronts : celui de la création de nouvelles ressources adaptées à la situation de crise.

Du jour au lendemain, de Hong Kong à Cusco en passant par Milan, Barcelone, Riyad, Washington... professeurs, responsables pédagogiques, directeurs ont renforcé leur offre de cours en ligne ou, et c’est souvent le cas, ont mis en place des stratégies pour compenser au maximum, à défaut de les remplacer complètement, leurs cours en présentiel dont les jours étaient comptés.

L’enseignement du français langue étrangère n’allait tout de même pas laisser abattre par un virus. Il s’agissait, et il s’agit toujours, de garantir la continuité pédagogique – et, j’ajouterai, économique.

On a vu ainsi les profs de l’Alliance française de Hong Kong se lancer dans l’élaboration de capsules vidéos. Son directeur, David Cordina soulignait dès le 5 février sur son compte Twiter que “la seule chose positive de cette crise majeure et très inquiétante pour l’avenir, c’est le travail d’équipe des professeurs” qui se préparait à une vraie “transition numérique”.

Pas le choix quand il n’existe aucune alternative pour ne pas disparaître et c’est en quatre jours qu’ils ont monté HKids in French, un réseau social (accompagné de session avec Zoom, outil gratuit pour visioconférence) qui s’adresse aux apprenants de 8 à 16 ans.

Il a fallu se mettre à produire des capsules vidéos quand on en n’avait jamais fait pour certains, sans oublier d’être créatifs. Le réseau comptait au début du mois de mars plus de 50 capsules sur la chaîne Youtube de cette Alliance française précurseuse malgré elle.

Mais depuis, et de façon exponentielle au rythme de l’extension du virus et de ses mises en quarantaine, d’autres s’y sont mis comme à l’Institut français de Milan où Jérôme Rambert, le coordinateur TICE de qui a accompagné le passage 100% en ligne des cours de cette institution.

En fait, c’est l’ensemble de la planète FLE qui est touché par ce fléau complètement inédit. Du prof en cours particulier aux grands réseaux d’Alliance françaises en passant par les très nombreux formateurs/trices indépendants qui voient leurs missions annulées les une après les autres, les sites dédiés et les éditeurs FLE, il s’agit de trouver des réponses pour que l’apprentissage de la langue ne s’arrête pas.

Le numérique comme réponse

On le voit bien, le numérique, si décrié parfois dans le monde enseignant, peut être une réponse satisfaisante parce qu’il est ce “levier de transformation” pour reprendre le terme que Jacques Pécheur emploie dans un article du dernier numéro du Français dans le Monde mars-avril 2020, consacré aux mots qui “ont changé la didactique”.

Car avec le numérique, écrit-il, “les relations qui se créent sont certes dématérialisées mais aussi bien réelles”. Cela veut dire de se mettre à travailler à l’aide de plateformes, de généraliser la pratique des webinaires, de mettre en avant les espaces digitaux contenant des ressources, activités en ligne mais aussi des espaces profs/élèves d’échange et d’interaction, des outils d’apprentissage comme les manuels numériques…

Bref, il s’agit de mobiliser tous les outils que nous fournit internet !

[Extraits]
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Et aussi :
> sur le réseau IFprofs : Un espace entièrement dédié aux solutions, ressources et initiatives en pédagogie du FLE, générées par la situation sanitaire internationale

Publié le 16 mars 2020
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